2014 les verbes de dialogue

2014 les verbes de dialogue

Les verbes de dialogue Une fois que les règles de typographie du dialogue ont maîtrisées, il reste à faire en sorte qu’il soit aussi intéressant que possible. Et pour cela, il faut le rendre vivant. En effet, si vous vous contentez de faire parler vos personnages l’un après l’autre en les laissant statiques, sans qu’ils expriment d’émotions, votre dialogue n’aura tout simplement pas grand intérêt. Et pour les faire s’exprimer non seulement avec les mots que vous leur faites dire mais aussi dans leur attitude, vous ne pouvez pas vous contenter d’utiliser le verbe « dire » à tout bout de champ.

Il convient de recourir à ce vivier de verbes qui ponctuent ou introduisent une pris émotions, des tons, A enrichir en fonctio traduisent aussi des Sni* to View aboyer accepter acclamer accorder accuser achever acquiescer adhérer adjurer admettre s’adresser affirmer affranchir ajouter alléguer annoter ânonner annoncer apostropher appeler apprendre approuver arguer argumenter arrêter articuler assener assurer avancer avertir aviser avouer babiller badiner bafouiller balbutier baragouiner bavarder bégayer beugler blaguer bougonner brailler bramer bredouiller cafouiller capituler chantonner certifier chuchoter choisir clamer ombattre commenter compatir compléter composer concéder conclure confesser confier confirmer considérer conter contester contredire converser couiner couper cracher crachoter crépiter

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Les incises Ce sont les incises qui vont permettre d’indiquer qui a la parole d’enrichir le dialogue L’incise suit la phrase prononcée, dont elle est séparée par une virgule, un point d’exclamation ou d’interrogation. Les incises sont englobées dans le dialogue (on ne ferme donc pas les guillemets pour les en exclure). En revanche, la dernière incise se place après le guillemet fermant le dialogue. ? Si on allait manger ! proposa Albert. – Banne idée, répondit Henri. Je meurs de faim. Henri, tu as toujours faim, de toute façon dit Georgette. Une incise ne commence PAS par une majuscule, même quand elle suit un point d’exclamation ou d’interrogation, contrairement à ce qu’affirme la correction orthographique de Word (attention, parfois la correction automatique de Word vous rajoute une majuscule en catimini, la bougresse ! Si les indications scéniques Word vous rajoute une majuscule en catimini, la bougresse ! ) Si les Indications scéniques forment une phrase à part entière, il audra alors la mettre hors guillemets. « SI on allait manger ! proposa Albert en se levant. « Je meurs de faim, ajouta-t-il. Henri, tu as toujours faim, de toute façon ! » dit sèchement Les dialogues de théâtre Ils se passent d’incise et de guillemets mais peuvent présenter des didascalies (les Indications sceniques entre parenthèses) : ALBERT (se levant) – Si on allait manger ! HENRI – Bonne idée. Je meurs de faim. Il ferme son livre avec tant de force qu’il en fait sursauter les autres lecteurs. nri, tu as toujours faim, de toute GEORGETTE (soupirant) – H façon Les verbes de parole Place dans le dialogue En ouverture du dialogue Le verbe a comme sujet celui qui parle en premier le verbe se trouve juste avant le début du dialogue la phrase se finit par deux points Albert demanda à Henri : « Veux-tu aller manger ? – Bonne idée, répondit ce dernier. Je meurs de faim. » Pour introduire un dialogue, on peut même utiliser un verbe de mouvement . Albert se tourna vers Henri : – Bonne idée. Je meurs de faim. » Albert ferma son manuel de Français « On va manger ? » En incise PAGF s OF sujet et le verbe est un t euphonique, pour permettre une liaison en t.

C’est donc un tiret qui sépare le t du sujet, et non une postrophe (utilisée pour l’élision) On écrit donc dit-il et non dit’il Les différentes sortes de verbes pouvant être utilisés comme des verbes de parole Certains des verbes ci-dessous vous surprendront peut-être car vous ne les auriez pas identifiés comme verbes de parole. Mais ils peuvent très bien s’intégrer dans un dialogue et donner du relief à ce dernier. – J’ai vu le professeur de chimie sourire à une élève, couina Georgette – Ce n’est pas possible, s’étonna Albert. – Tu as du mal voir ! s’étouffa Henrl – Mais non, je sais ce que j’ai vu, s’offusqua Georgette. Tu as dû avoir des hallucinations. Tu as suffisamment mangé ce matin ? s’inquiéta Henri. Bon, il ne faut pas en faire trop tout de même. L’exemple suivant est un peu poussé : « Oh, pardon ! erma-t-il la porte Principes de base du dialogue Le dialogue doit être utile Chaque dialogue dot avoir son utillté donner des informations, indiquer ce que les personnages ont prévu de faire, permettre aux locuteurs de résoudre une énigme; montrer les relations entre les personnages, exprimer leurs sentiments, détendre le lecteur par l’échange de répliques humoristiques ou au contraire accentuer l’intensité dramatique en faisant essortir les tensions entre les personnes ou en permettant au héros d’exprimer son chagrin, sa peur, sa frustration. – Tu viens manger ? demanda Albert. – Oui, répondit Henri. Ce dialogue n’apporte rien. Autant écrire simplement : Albert et Henri partirent déjeuner à midi et demi. Le dialogue doit être facile OF et Henri partirent déjeuner à midi et demi. Le dialogue doit être facile à suivre Adopter un dialogue linéaire pour que le lecteur ne soit pas perdu, tâchez de ne pas laisser la conversation partir dans tous les sens.

Traitez un sujet après l’autre et, s’il y a des digressions, marquez le retour à la onversation d’origine : . -dit Georgette en recentrant le sujet, … indiqua-t-il pou reprendre le fil de la conversation. Indiquer qui a la parole Même quand il n’y a que deux personnages, il ne suffit pas d’indiquer qui entame le dialogue et qui lui répond, sans ensuite repréciser qui parle. Bien sûr, on peut le déduire puisque chaque tiret indique le changement d’interlocuteur. Mais au bout de trois échanges, le lecteur est généralement perdu et nia pas envie de revenir en arrière et de compter les répliques. Il faut donc rappeler où on en est tous les cinq à six répliques. A partir de rois locuteurs, il faut indiquer systématiquement qui répond.

Pour faire varier les appellations pour ne pas faire trop de répétitions: utiliser les pronoms il et elle quand les personnages sont de sexe opposés et qu’ils ne sont que deux désigner les personnes par leur prénom désigner les personnes par leur fonction et leur statut • le directeur, le père d’Henri, le gardien d’immeuble utiliser les liens entre les personnes : lui répondit sa sœur, indiqua sa petite amie, soupira son professeur, hurla sa mère mettre le nom de l’interlocuteur précédent dans la réponse : – Mais arrête de ne penser qu’à manger, Henri ! ‘insurgea sa mellleure amie donner des indications identifiant l’auteur de la réplique . – C’ est l’heure de manger ?

Georgette soupira : il était identifiant l’auteur de la réplique : Georgette soupira : il était toujours le premier à avoir faim Le dialogue doit être soigné Ce n’est pas parce que vos personnages ont 16 ans qu’il faut infliger à vos lecteurs des échanges pauvres, ennuyeux et répétitifs, émaillés de euh… et de ben…. Ne cédez pas à la facilité d’utiliser une grammaire approximative et des mots triviaux. Le dialogue fait partie du récit et doit être aussi agréable à lire que le reste. Le niveau de langage varie en fonction de la personne et de l’interlocuteur Le niveau de langage doit correspondre à celui qul parle. Les adultes ont en général un langage plus soutenu que les adolescents.

Attention cependant, même si les personnages ne sont pas très distingués, il vaut mieux exclure toute vulgarité et s’en tenir à un langage courant En fonction de l’interlocuteur, on parle différemment. Ainsi un jeune évitera les familiarités s’il parle à un adulte mais se relâchera peut-être avec ses amis. A chaque époque son langage Le langage doit également correspondre à l’époque considérée : il e doit pas constituer un anachronisme par rapport à l’époque où il se tient. Ainsi si vous mettez en scène des personnes dans les années 70, ils parleront plutôt comme vos parents. Sandrine dira donc Cest sensas ! plutôt que C’est trop ! et elle parlera de nana et non de meuf.

Et même si l’histoire se déroule de nos jours, les personnes d’une autre génération ont un langage qui leur correspond. Ainsi la grand-mère du héros doit parler comme les personnes âgées que vous connaissez et utiliser des mots désuets : Réclame au lieu de pub, épatant au lieu de super, brave ga BOF connaissez et utiliser des mots désuets : Réclame au lieu de pub, épatant au lieu de super, brave garçon au lieu de mec cool prendre garde aux enchainements Chaque réplique doit découler logiquement de la précédente. Dans un dialogue, on a des informations à impérativement faire dire à nos personnages, mais il faut veiller que la réplique qui tue ou I • information à délivrer n arrive pas comme un cheveu sur la soupe.

Vos personnages ne doivent pas non plus répéter ce que leurs interlocuteurs savent déjà. Arrangez-vous pour faire passer l’information dans la narration ou dans la réponse. – Ily a une fuite d’eau dans ma classe, au troisième étage, nnonça le professeur de chimie au principal du collège. Si le principal ne sait pas que son collège a trois étages ni où se trouve la classe de son professeur de chimie, il faut qu’il change de métier. Vous pouvez mettre : – Ily a une fuite d’eau dans ma classe, annonça le professeur de chimie au principal. – Encore une fuite au troisième étage ! s’agaça le principal Ou mieux : chimie au principal Le principal soupira.

Cétait la seconde fuite repérée au troisième étage. Il fallait qu’il fasse au plus vite vérifier l’étanchéité du toit. Prenez les circonstances en consideration Un personnage sous le coup de la colère fait des phrases beaucoup plus brèves que lors d’une conversation de salon. Dans les situations extrêmes, n’hésitez pas à télescoper les répliques : Quand il voit une personne sur le point de se faire écraser, votre personnage ne va pas crier : – Une voiture a brûlé le feu rouge ! Courez pour ne pas vous trouver sur sa traje PAGF pas crier : trouver sur sa trajectoire ! Il dira plutôt – La voiture ! Courez ! Voire Incapable de prononcer un mot, il assista impuissant à l’impact.

Une flaque rouge se dessina sur l’asphalte. Non, je plaisante ! Le dialogue s’inscrit dans un contexte Le dialogue ne sera pas le même en fonction de son environnement. Ainsi il faut indiquer : le lieu (éventuellement le mobilier) les témoins Pour se représenter le dialogue, les lecteurs ont besoin d’indications sur l’endroit où il se tient. Vous pouvez mettre quelques phrases de description en marge du dialogue ou introduire les précisions dans le dialogue lui-même. -J ‘ ai vu le prof de chimie sourire à une élève, indiqua Georgette, en s ‘ asseyant à la table où ses deux camarades avaient commencé à faire leurs devoirs. – Ce n’ est pas possible ! ‘ exclama Albert, s’ attirant le regard des utres élèves qui étudiaient dans la salle d’études.. Si la discussion est secrète et que des témoins sont présents, les locuteurs vont parler bas ou à demi-mot. Enrichir le dialogue Les personnages utilisent leur voix pour exprimer leurs sentiments Il est connu qu’il y a beaucoup plus de malentendus dans les échanges écrits que dans les conversations orales. On a même inventé les émoticons pour pallier à la neutralité de l’écrit. Votre dialogue doit donc refléter la richesse de l’échange sonore. Ainsi, un personnage agressif va : tonner, crier, parler sèchement lancer d’une voix furieuse, parler d’un ton aeressif.