2009 11 02 Financements Structures Fr

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OF1050-P. 40-42 2/1 1/09 16:17 page 40 Entreprise et finance GESTION FINANCIÈRE Financements structurés : Sni* to View Si les financements d projets restent peu affectés par la crise, d’autres segments dactivité comme les financements d’acquisition souffrent davantage. Les marchés du LBO, comme de la titrisation, restent les plus pénalisés. un impact inégal de la crise investissements. Par conséquent, seuls les de financement aux conditions de marché : allongement des matumeilleurs projets aboutissent.

Mais, surtout, les prix et les structurités, négoclation de waivers (c’est-à-dire d’amendements ux res ont changé. «Dans un environnement où les risques sont percontrats)… ». Si les structures existantes se sont révélées relativeçus comme plus élevés, et les contraintes en captal plus imporment solides, la production de nouveaux financements a quant à elle sensiblement ralenti depuis le pierre palmieri, début de l’année.

Les financements structurés ont été directeur adjoint global finance, pénalisés par la diminution de l’investissement privé Société Générale dans les économies occidentales, combiné au quasiarrêt de certains mécanismes de marché comme la ?Dans un environnetitrisation. Tous les segments d’activité ne sont ment où les risques cependant pas logés à la même enseigne. sont perçus comme Sans surprise, ce sont les financements de projets qui ont été les moins

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affectés par la crise.

En effet, les plus élevés, les marprojets en matière d’infrastructures, d’électricité ou de pétrole sont le plus souvent décorrélés de l’envi- ges des ronnement économique. «Le financement de ce type structurés ont en de projets à long terme porte sur des maturités ? moyenne été multiquinze ou vingt ans, c’est-à-dire au-delà du cycle ?conomique», indique Jean-François Marchal, res- pliées par trois depuis ponsable des financement hez Calyon. du soutien des politiques publiques. ?La plupart des projets d’in40 Option Finance na 1050 – Lundi 2 novembre 2009 211 1/09 page 42 Pierre Besnard, responsable les opérations — même de taille intermédiaire – restent encore peu nombreuses. » D’autant que les financements LBO n’ont toujours pas redémarré. Aucune reprise de l’ac«Le financement des tivité n’est attendue par les banquiers avant la fin de Pannée prochaine, voire en 2011. Ce marché, le premier LBO ou encore de ffecté par la crise au sein des financements structurés, l’immobilier commer- devrait en effet être aussi l’un des derniers à en sortir. ?Les cial s’appuyait sur le opérations de leverage finance, extrêmement rares en ont porté sur des montants très modestes, explicrédit bancaire mais Europe, que Jean-Louis Duguit. Le volume enregistré cette année aussl sur les fonds ne doit pas représenter plus d’un dixième de celui observé CLO et les CMBS, des l’an dernier. L’essentiel de l’activité a concerné les restructurations et les négociations de waivers. ? Plusieurs facmoteurs de marché eurs freinent la reprise de ffre de crédit est *AGF 3 ryF6 d’investisseurs plus large, notamment grâce aux caisses de retraite et structurés ont en moyenne été multipliées par trois depuis le début aux compagnies d’assurances, ce qui explique qu’il soit reparti plus de la crise, malgré des disparités selon les marchés, explique Pierre facilement cette année», explique Jean-Louis Duguit. On note néanPalmieri, directeur adjoint global finance à la Société Générale. oins une amélioration sur le marché secondaire du LBO. «Les prlX Toutefois, cette tendance à la hausse se modère aujourd’hui, et sont remontés dans une fourchette comprise entre 90 et 95 % de la relève même une légère baisse sur certains marchés.  » Outre une valeur faciale de la dette, contre 80-85 % il y a encore six mois», rémunération supérieure du risque, les opérations intègrent des explique Pierre Palmieri. Si la reprise se confirmait, les structures mécanismes de protectlon renforcés. ?Les contrats comportent seraient dans tous les cas beaucoup moins agressives que dans le davantage de collatéraux et des garanties supplémentaires, souligne passé. «Les montages LBO se feront bien sûr sur des bases plus Pierre Palmieri. Le ratio entre la valeur des actifs apportés en garanconservatrices, c’est-à-dire avec des leviers de dette réduits et des tie et le montant de crédit est en effet plus protecteur pour les bantranches amortissables régulièrement, et non plus in fine comme au ques et les clauses juridiques sont devenues plus contraignantes.  » pic de l’activité, explique Jean-Louis Duguit.

Mais nous ne sommes Autre évolution marquant : les banques ne avec la crise : les banques ne pratiquent pas prêts de revoir des volumes comparables à ceux de 2007». plus l’underwriting depuis mi-2007, c’est-à-dire qu’elles ne rennent Pour certains banquiers, la reprise ne sera possible que lorsque plus une partie de l’opération en prise ferme pour la resyndiquer marchés se seront rétablis, permettant alors le retour de la titrisaensuite auprès d’autres établissements. «Toutes les opérations s’effection. «Le financement des LAO ou encore de l’immobilier commertuent désormais par le biais de club deals, explique Pierre Besnard.

Clal s’appuyait sur le crédlt bancaire mais aussi sur les fonds CLO Cela signifie que les banques limitent les risques de la syndication de et les CMBS (commercial mortgage-backed securities), des oteurs la dette en se regroupant pour prendre des prises fermes. Le nombre de marché aujourd’hui en panne, explique Pierre Besnard. Ce type de banques partlcipantes dépend de la talle de l’opération, sachant de financement structuré reprendra lorsque Pinvestissement privé qu’aujourd’hui les tickets des banques en Europe se situent en sera relancé et ces mécanismes de marché de nouveau opérants. ? moyenne autour de 50 millions d’euros, voire 100 millions d’euros C’est encore loin d’être le cas aujourd’hui : en 2009, le marché pour les grands projets pétroliers. » uropéen de la titrisation représente à ce jour seulement 12,7 milliards deuros (hors opérations retenues auprès des banques centraLBO : une année de restructurations les), contre 23,6 milliards l’année dernière et surtout 353,4 milD’autres segments au s cements structurés ont 353,4 milYautres segments au sein des financements structurés ont été en liards en 2007 !

Sur le volume observé cette année, les émissions revanche plus affectés par la crise. C’est le cas notamment du finand’ABS (asset backed securities) s’élèvent à 2,8 milliards deuros et cement maritime qui a souffert de l’effondrement du taux de fret elles de CMBS à seulement 1,6 milliard, selon les chiffres de la dernier trimestre 2008 ou encore du financement immobilier en voie Société Générale. «Si le marché de la titrisation est resté actif en de reprise depuis peu.

Face au net ralentissement du marché des qui concerne les financements d’exploitation, via les ABCP (asset M&A, les financements d’acquisition corporate présentent eux aussi backed commercial paper), il est en revanche resté fermé pour le un bilan mitigé. «Les secteurs les moins cycliques, comme la pharmarefinancement d’acquisition ou de l’immobilier ommercial », explicie, l’agroalimentaire et les services aux collectivités, sont restés actifs que Pierre Besnard.

Pour les banquiers, les perspectives de réouvercette année, affirme Jean-Louis Duguit, adjoint au responsable monture de ce marché resteront assez floues tant que les incertitudes dial des financements structurés chez BNP Paribas. Nous espérons un réglementaires en la matière, liées aux réglementations menées par Angèle véritable redémarrage de l’activité au dernier trimestre, mais à ce le G20, n’auront pas été levées. 42 Option Finance no 1 050 Lundi 2 novembre 2009 financements structurés,