10 20 30fautes

10 20 30fautes

10 fautes Beaucoup affirment que la lecture est une activitée démodée et en voie de disparition, mais l’amour des livres subsiste. Plusieurs affichent d’ailleurs sans gêne leur passion et cultive ce qu’il est parfois possible d’appeler un vice, tant les obsède cet activité. Partout, le lecteur, du plus vieu au plus jeune, apportes avec lui l’objet de son cœur et le dévore des yeux dès qu’on lui en laisse le temps. Le lecteur passionné, ainsi que l’amoureux transi, ne dispose jamais d’assez de temps pour assouvir ce désir.

Alors qu’un nombre incalc genda, l’amant des org un monde supérieur, an parcourent parfois d rare. On recherche le ulent dans son n de tous, dans érature. Certains our trouver la perle treinte, l’objet de collection qui offre, au moment e a ecouverte, un plaisir sans pareil. Mais après avoir parcouru le précieux manuscrit, les chasseurs inassouvis, en quête d’une autre merveille, l’abandonent sans remords. Pourtant, la plupart préfèrent à toute autre une œuvre qui, tel un ami fidèle, accueille dans ses pages le galant fatigué de trop de conquêtes, heureux de retrouver la haleur d’un lieu familier. 0 fautes Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque page chose,

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
bricollait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogramait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irais pas jusque là, mais il es en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problèmes.

Mon esprit était hapé par la narration ou par la construction de ‘argumentation, et je passais des heures à me laisser porter par de longs morceau de prose. Ce n’est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commance à s’effilocher au bout de deux ou trois page. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturel, est devenue une lutte. Je crois savoir ce qui se passe.

Cela fait maintenant plus de dix ans que je passe énormément de temps sur la toile, à faire des recherches, ? surfer et même parfois à apporter ma pierre aux immenses bases de données d’Internet. En tant qu’écrivain, j’ai reçu le Web comme une bénédiction. Les recherches, autrefois synonymes de Journées entières au milieu des livres et magazines des bibliotèques, s’effectuent désormais en un instant. Quelques recherches sur Google, quelques clics de lien en lien et j’obtiens le fait révélateur ou la citassion piquante que j’espérais.

Même lorsque je ne travaill et j’obtiens le fait révélateur ou la citassion piquante que j’espérais. Même lorsque je ne travaille pas, il y a de grandes chances que je sois en pleine exploration du dédale rempli d’informations qu’est le Web au en train de lire ou d’écrire des e- mails, de parcourir les titres de l’actualitée et les derniers billets de mes blogs favoris, de regarder des vidéos et d’écouter des podcasts ou simplement de vagabonder d’un lien à un autre, puis à un autre encore. [… Les avantages sont nombreux d’avoir un accè immédiat à un magasin d’information d’une telle richesse, et ses avantages ont été largement décrit et applaudis comme il e doit. Il semble que le Net érode ma capacité de consentration et de réflexion. Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribues : comme un flux de particule s’écoulant rapidement. Auparavant, j’étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fend la surface comme un pilote de jet-ski.

Nicolas Carr 30 fautes Le déclin du courage es peut-être le trait le plus sailant de l’Ouest aujourdhui pour un observateur exterieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, a la fois dan son ensemble et ingulièrement, dans chaques pays, dans chaque gouvernement, et bien sûr, au Nations Unies. Se déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigante et dans la couche intellectuele dominante, diou l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien intellectuele dominante, d’ou l’impression que le courage a déserté la société toute entière.

Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionaires politiques t intellectuels manifestent ce déclin, cete faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discour et plus encore, dans les considérations téoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la Iacheté et la servilitée, est pragmatique, rationelles et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place.

Ce déclin du courage, qui semblent allez ici ou là jusqu’? la perte de toute trace de virilité, se trouve souligner avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires on pris d’un accè subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient où de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul cou.

Alor que leurs langues sèchent et que leur mains se paralyse face aux gouvernements puissants et aux forces menacantes, face aux agresseurs et ? l’Internationale de la terreur. Faut-il rapeler que le déclin du courage a toujours été considéré come le signe avan coureur de la fin ? Soljénitsyne en voie en voie de disparition, mais l’amour des livres subsiste. lusieurs qu’un nombre incalculable de tâches s’accumulent dans son agenda, l’amant des livres ne les voie pas.

Loin de tous, dans un mande supérieur, plane les mordus de littérature. Certains parcourent parfois des mllliers de kilomètre pour trouver la perle rare. On recherche le livre ancien, l’édition restreinte, l’objet de collection qui offre, au moment de la découverte, un plaisir l’abandonent sans remords. pourtant, la plupart préfèrent à toute quelqu’un, ou quelque chose, bricollait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogramait ma mémoire DF B lorsque je ne tra